Charles Bricman is een franstalige blogger die heeft een wandeling in nederlandstaliger blog gedaan. Hij heeft graag aan enkele vragen beantwoord…
Charles Bricman est un blogger francophone qui a parcouru des blogs neerlandophones. Il a accepté de répondre a quelques questions…
Cher Monsieur Bricman,
Vous êtes un blogueur, moi aussi. Ne me donnez donc pas du “monsieur Bricman”, je m’appelle Charles!
Avant toutes choses,merci de votre réponse rapide.
Le blog “not in my name” a pour objectif de comprendre la situation de la non nomination de monsieur Thiery.
Dans un contexte communautaire brulant, je me considère comme un modéré, sans etiquette politique, je tente de comprendre les écarts que Monsieur Keulen ou monsieur Thiery aurait commis pour tenter d’y trouver un sens. Et d’en informer la population linkebeekoise.
Voici mes questions :
Pourriez vous vous présenter en quelques lignes, et raconter votre expérience lié aux blogs néerlandophone (voyage en Flandre radicale) ?
- Disons que j’essaie de comprendre l’Autre, le Flamand, en faisant autant que possible abstraction des jugements de valeur. “Le” Flamand, c’est beaucoup dire d’ailleurs. Cela n’existe pas, “le” Flamand. Ils sont aussi différents entre eux que nous le sommes entre nous, nous, francophones. Mais il y a des “tendances”, comme il y en a chez nous aussi. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement ce qu’ils pensent et les comportements qui en résultent, c’est le raisonnement, la logique qui les conduit à des conclusions différentes des nôtres. Pour le savoir, il n’y a rien d’autre à faire que de les écouter, de les lire, de parler avec eux. Même et surtout quand ce n’est pas facile. Mais c’est généralement intéressant. Sauf avec les idiots, bien entendu, qu’il y a chez eux comme il y en a chez nous.
Quand on lit la presse du nord, la presse de qualité je veux dire (De Standaard, De Morgen…), on se rend vite compte que les mentalités ont beaucoup évolué en Flandre. Les querelles purement linguistiques sont des restes du passé, elles intéressent de moins en moins les Flamands – et les francophones – qui ont un cerveau qui fonctionne normalement..
En tant que démocrate comment considérez vous la situation actuelle de Monsieur Thiery ?
- Anormale, évidemment. Cela dit, une fois encore, ce qui m’intéresse c’est de comprendre pourquoi cette situation est ce qu’elle est. Un gouvernement peut ne pas nommer un bourgmestre – qui dans notre système institutionnel et administratif est aussi son représentant dans la commune. Mais ce ne sont pas les aspects juridiques qui m’intéressent d’abord, c’est le contexte politique. Pourquoi, comment un gouvernement démocratique en vient-il à contester le suffrage universel? Pourquoi prend-t-il ce risque? Ce n’est pas parce qu’il est francophone: Mme Delacroix a été nommée, elle, à Rhode-St-Genèse. Le prétexte est son refus de se plier à la circulaire Peeters mais l’argumentation juridique est ici, des deux côtés, le paravent d’une querelle politique portant sur une question de territoire. C’est, une fois encore, une querelle du passé, une affaire symbolique. Des deux côtés.
Pensez vous que les communes a facilités sont un sujet qu’il faudrait aborder dans la scission de BHV et/ou la refome de l’Etat ?
J’ai toujours eu un peu de mal à comprendre pourquoi les habitants des communes à facilités devaient avoir plus de droits “linguistiques” que les autres. Pourquoi ces 6 communes – et quelques autres le long de la frontière – doivent-elles avoir un statut spécial, dont ne bénéficient pas les francophones d’Overijse et de Beersel, d’Anvers et d’Ostende? Pourquoi les Flamands d’Enghien doivent-ils avoir des “facilités” – qu’ils ne demandent pas – dont ne bénéficient pas ceux de Saintes, de Durbuy ou d’Arlon? C’est encore une question de territoire. Alors oui, ce dossier fait inévitablement partie de toute réforme de l’Etat.
Que préconisez vous pour combattre le nationalisme et l’ouverture vers la communauté flamande ?
Du côté francophone, je ne crois pas qu’on puisse parler vraiment de “nationalisme” au sens strict. Pour les Flamands, je pense qu’il faut arriver à les convaincre que les territoires n’ont aucun intérêt pour nous, que ce qui compte à nos yeux, c’est le droit des personnes. Mais je ne suis pas sûr que les francophones en soient eux-même déjà tous convaincus… Quand j’entends de ce côté-ci des conneries comme la revendication d’un “couloir” entre Bruxelles et la Wallonie, je me dis qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire…
Voici déjà quelques pistes… je vous remercie d’avance pour vos réponses.
Bien a vous,
Jérôme alias Monsieur M