Avis de l’Europe…

je cite le politique show…

‘Michel Guégan, le rapporteur du Conseil de l’Europe sur la situation des trois bourgmestres non-nommés de la périphérie bruxelloise, a relevé dans ce dossier cinq “manquements” à la Charte européenne de l’autonomie locale, mardi à l’ouverture de la 15e session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, à Strasbourg.’

‘M. Guégan a par ailleurs souligné la “disproportion” existant à son estime entre les infractions reprochées aux bourgmestres et la sanction qui en découle, mais aussi la “tutelle forte” qu’exerce l’autorité régionale flamande sur ces communes et qui, à ses yeux, “frôle une ingérence du pouvoir exécutif”.’

L’article complet est disponible ici.

Charles Bricman is een franstalige blogger die heeft een wandeling in nederlandstaliger blog gedaan. Hij heeft graag aan enkele vragen beantwoord…

Charles Bricman est un blogger francophone qui a parcouru des blogs neerlandophones. Il a accepté de répondre a quelques questions…

Cher Monsieur Bricman,
Vous êtes un blogueur, moi aussi. Ne me donnez donc pas du “monsieur Bricman”, je m’appelle Charles! :-)
Avant toutes choses,merci de votre réponse rapide.
Le blog “not in my name” a pour objectif de comprendre la situation de la non nomination de monsieur Thiery.
Dans un contexte communautaire brulant, je me considère comme un modéré, sans etiquette politique, je tente de comprendre les écarts que Monsieur Keulen ou monsieur Thiery aurait commis pour tenter d’y trouver un sens. Et d’en informer la population linkebeekoise.

Voici mes questions :

Pourriez vous vous présenter en quelques lignes, et raconter votre expérience lié aux blogs néerlandophone (voyage en Flandre radicale) ?

Disons que j’essaie de comprendre l’Autre, le Flamand, en faisant autant que possible abstraction des jugements de valeur. “Le” Flamand, c’est beaucoup dire d’ailleurs. Cela n’existe pas, “le” Flamand. Ils sont aussi différents entre eux que nous le sommes entre nous, nous, francophones. Mais il y a des “tendances”, comme il y en a chez nous aussi. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement ce qu’ils pensent et les comportements qui en résultent, c’est le raisonnement, la logique qui les conduit à des conclusions différentes des nôtres. Pour le savoir, il n’y a rien d’autre à faire que de les écouter, de les lire, de parler avec eux. Même et surtout quand ce n’est pas facile. Mais c’est généralement intéressant. Sauf avec les idiots, bien entendu, qu’il y a chez eux comme il y en a chez nous.

Quand on lit la presse du nord, la presse de qualité je veux dire (De Standaard, De Morgen…), on se rend vite compte que les mentalités ont beaucoup évolué en Flandre. Les querelles purement linguistiques sont des restes du passé, elles intéressent de moins en moins les Flamands - et les francophones - qui ont un cerveau qui fonctionne normalement..


En tant que démocrate comment considérez vous la situation actuelle de Monsieur Thiery ?

- Anormale, évidemment. Cela dit, une fois encore, ce qui m’intéresse c’est de comprendre pourquoi cette situation est ce qu’elle est. Un gouvernement peut ne pas nommer un bourgmestre - qui dans notre système institutionnel et administratif est aussi son représentant dans la commune. Mais ce ne sont pas les aspects juridiques qui m’intéressent d’abord, c’est le contexte politique. Pourquoi, comment un gouvernement démocratique en vient-il à contester le suffrage universel? Pourquoi prend-t-il ce risque? Ce n’est pas parce qu’il est francophone: Mme Delacroix a été nommée, elle, à Rhode-St-Genèse. Le prétexte est son refus de se plier à la circulaire Peeters mais l’argumentation juridique est ici, des deux côtés, le paravent d’une querelle politique portant sur une question de territoire. C’est, une fois encore, une querelle du passé, une affaire symbolique. Des deux côtés.

Pensez vous que les communes a facilités sont un sujet qu’il faudrait aborder dans la scission de BHV et/ou la refome de l’Etat ?

J’ai toujours eu un peu de mal à comprendre pourquoi les habitants des communes à facilités devaient avoir plus de droits “linguistiques” que les autres. Pourquoi ces 6 communes - et quelques autres le long de la frontière - doivent-elles avoir un statut spécial, dont ne bénéficient pas les francophones d’Overijse et de Beersel, d’Anvers et d’Ostende? Pourquoi les Flamands d’Enghien doivent-ils avoir des “facilités” - qu’ils ne demandent pas - dont ne bénéficient pas ceux de Saintes, de Durbuy ou d’Arlon? C’est encore une question de territoire. Alors oui, ce dossier fait inévitablement partie de toute réforme de l’Etat.

Que préconisez vous pour combattre le nationalisme et l’ouverture vers la communauté flamande ?

Du côté francophone, je ne crois pas qu’on puisse parler vraiment de “nationalisme” au sens strict. Pour les Flamands, je pense qu’il faut arriver à les convaincre que les territoires n’ont aucun intérêt pour nous, que ce qui compte à nos yeux, c’est le droit des personnes. Mais je ne suis pas sûr que les francophones en soient eux-même déjà tous convaincus… Quand j’entends de ce côté-ci des conneries comme la revendication d’un “couloir” entre Bruxelles et la Wallonie, je me dis qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire…

Voici déjà quelques pistes… je vous remercie d’avance pour vos réponses.

Bien a vous,

Jérôme alias Monsieur M

Amis flamands, prenez-le ce BHV !

Christian NAPEN

Mis en ligne le 07/05/2008

Mais vous n’y verriez qu’une démission francophone, une de plus, avant de relancer l’offensive communautaire. Cela fait des années que, par votre faute, je réduis mon combat politique à de l’argumentaire institutionnel. Je rêvais d’autre chose…

Amis flamands, je vous fais une lettre que vous lirez peut-être…

Pour en arriver à E = MC2, il aura fallu Leibniz, Newton, traduit par Emilie du Châtelet, Lavoisier, Faraday et bien d’autres encore. Les efforts successifs ont payé et Albert Einstein a pu sonner un jour l’aboutissement de recherches qui, toutes, contribuèrent à la compréhension du monde et au progrès de l’humanité. Quand je me penche sur notre évolution institutionnelle, je ne puis m’empêcher d’entendre résonner à mes oreilles cette phrase de Marcel Gauchet : “Que d’énergies et de talents dépensés en vain, à chaque époque, au service de causes mortes ou à la poursuite d’objets qui n’en sont pas.

Amis flamands, nous avons voulu ensemble une réforme de ce qu’on appelait jadis l’Etat unitaire. Et c’est une voix flamande qui a donné le signal du départ en déclarant que cet Etat était dépassé dans les faits. Ensuite, et du plus loin qu’il m’en souvienne, tout aura été le fruit du conflit. Au point qu’on n’aura jamais réellement donné à ce pays les contours d’un Etat fédéral. On attend encore une vraie réforme du Sénat, toujours annoncée, toujours évoquée, jamais aboutie. L’autonomie constitutive est muselée par l’art.8 de la Constitution. De concessions en concessions, exclusivement francophones, pour sauvegarder l’Etat belge, nous n’aurons réussi qu’un fédéralisme de hasard. Avec le temps, il ne me reste que l’impression d’un énorme gâchis, celui de la séparation comme mode évolutif, celui de l’insatisfaction à force d’obtenir systématiquement autre chose que ce qu’on voulait, celui d’un effort sans fin pour sortir d’indivision.

Amis flamands, ce pays, vous l’avez peu aimé, et pourtant, vous n’avez cessé de le contrôler. Nous avions choisi la région, vous nous avez contraints à l’affrontement communautaire. On vous doit un système asymétrique parce qu’il fallait concilier la configuration de notre paysage institutionnel à votre choix du principe de territorialité. Vous avez nié l’autonomie des régions en installant votre capitale sur le territoire d’une autre. Pourquoi s’en étonner quand, depuis des décennies, les révisions constitutionnelles se succèdent au rythme de vos enjeux électoraux ? Grâce à la loi du nombre, vous nous avez imposé une pratique du donnant-donnant dans laquelle il serait vain de vouloir trouver le moindre win-win. D’abord, parce qu’aucune revendication wallonne n’a jamais pu être satisfaite que dans le sillage d’aspirations flamandes. Ensuite, dois-je vous rappeler que, dès le début, vous nous avez habitués à une interprétation toute particulière de la loyauté fédérale, au point que je me demande quelquefois si l’expression a un équivalent dans la langue de Vondel. De votre entêtement à faire passer l’autonomie culturelle avant l’affirmation économique des régions aux promesses aussitôt déçues du Pacte d’Egmont, les coups bas furent nombreux. Cela va du sournois au pernicieux. De relèvements du taux de TVA qui brisent l’élan de la construction wallonne aux retards accumulés dans le projet du passage du TGV à Liège. Des essais répétés d’empêcher des exportations d’armes wallonnes quand la Flandre contribue à l’armement au sein d’entreprises électroniques hautement spécialisées à une loi anti-tabac dont le caractère urgent aurait été beaucoup plus relatif si elle avait concerné un grand prix de Zolder.

Amis flamands, vous qui bénéficiez d’un confort sans pareil pour vos compatriotes résidant à Bruxelles, c’est sous l’autorité du Gouvernement Fédéral que vous refusez de mettre l’Etat belge en conformité avec une directive européenne, la fameuse convention-cadre pour la protection des minorités. Et pourtant, j’avais cru comprendre qu’on avait payé le prix pour cela et que les droits des francophones de la périphérie étaient protégés par la Constitution. 45 ans plus tard, force est de constater que la périphérie n’aura été le cadre que de vexations, de mesures d’apartheid, d’interdits linguistiques, de circulaires infamantes, le tout dans des relents d’épuration linguistique.

Amis flamands, combien de fois vous ai-je entendu proférer un “I want my money back” décliné de toutes les façons, plus désobligeantes les unes que les autres et atteignant le sommet de la délicatesse lorsque votre patron des patrons formula, un jour, le voeu de signaler sur les feuilles de paie ce que la solidarité coûte au contribuable flamand. Ah ! Cette solidarité que vous finissez par concéder après avoir brandi toutes les menaces, après avoir démontré combien elle vous coûtait et combien peu nous la méritions.

Amis flamands, vous dirai-je à quel point ce genre d’insulte me fatigue ? Comme me fatiguent votre gordel, ce faux rendez-vous familial et sportif et votre jongfeest, ce vrai rassemblement nationaliste. Oui, je suis fatigué de votre nationalisme qui suinte jusqu’au bord des routes de toutes les courses cyclistes. Fatigué de votre cordon sanitaire qui n’aura tout compte fait servi qu’à confirmer ceux qu’il était censé maintenir à distance.

Amis flamands, et vous, n’êtes-vous pas fatigués de la transmission héréditaire du sentiment d’humiliation, moteur déterminant et bien compréhensible de votre volonté de revanche, mais remontant à une époque dont les acteurs nous ont aujourd’hui quittés ?

Amis flamands, je ne vous redoute jamais autant que quand vous gardez le silence. C’est le cas pour l’instant, à part peut-être cette étrange exhortation à ce que nous vous aidions à administrer une anesthésie locale à BHV.

Il me prend l’envie de vous dire : faites-en ce que vous voudrez de cet arrondissement, si ça avait pour effet de nous permettre d’enfin avancer. Mais je sais trop bien que vous n’y verriez qu’une démission francophone, une de plus, et que sans nous laisser le temps d’assumer notre honte, vous relanceriez l’offensive communautaire.

Amis flamands, cela fait des années que, par votre faute, je suis contraint de réduire le plus clair de mon combat politique à de l’argumentaire institutionnel. Je vous avoue que je rêvais d’autre chose.

Amis flamands, vous nous avez trop longtemps fait vivre dans l’imprécision de ce que vous vouliez conserver de sort commun. Aujourd’hui, plus que jamais auparavant, et un peu grâce à vous, j’affirme ma région, territoire et citoyens, comme le lieu où réaliser, enfin, un vrai projet de société.

Je vous invite a prendre connaissance de leur vision équitable d’une solution pour Bruxelles Halle Vilvorde (BHV).

Dans un climat communautaire électrique, ce genre d’initiative est rare. Leur vision est assez interessante car elle prone une scission de BHV mais leur justification n’est pas dénué de sens.

Pour consulter le texte complet cliquer ici (fichier PDF)

Bplus est une ASBL qui défend les fédéralisme et le maintien de la solidarité interpersonelle en Belgique. L’ASBL combat fermement le nationalisme par des actions diverses sans tombé dans le cliché de la défense ” de le Belgique de Papa”. J’écrirais un article plus détaillé prochainement.

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Ik nodig u uit om kennis te maken met de visie van Bplus over
Brussel Halle Vilvoorde (BHV).

In onze oplaaiend communautair klimaat, zijn initiatieven van deze
soort heel schaars. De visie van Bplus is bijzonder interessant omdat
zij gegronde redenen voor een splitsing van BHV aanprijst.

Om de tekst raad te plegen kan je hier klikken (PDF formaat in alleen in frans :S maar ben ik op zoek van een nederlands versie…)

Bplus is een Vereniging zonder winstoogmerk (VZW) die het federalisme
verdedigd en strijd voor het behoud van de interpersoonlijke
solidariteit in België. De VZW voert hevige strijd tegen het
nationalisme door diverse acties op te zetten zonder daarbij in het
cliché te vallen van de verdediging van “het Belgisch vaderland”.
Meerdere details volgen in een artikel dat later hier zal verschijnen.

Grtjs,

Cordialement,

—-UPDATE————-Click hier voor de nederlands versie van BHV oplossing van Bplus ———–

Bonjour,

Je vous informe de la relance du blog “Not in my name”. J’ai déplacé la plateforme du blog sur un système plus stable (wordpress).

J’ai été récemment reçu par monsieur Thiéry qui m’a remis un dossier de presse reprenant de nombreux articles tant en français qu’en néerlandais sur la situation actuelle à Linkebeek, sur la périphérie et BHV.

Des actions sur le terrain suivront.

Ce groupe est ouvert à toute forme de dialogue et démarches citoyennes. Tous les partis, communautés, linkebeekois ou sympathisants y sont les bienvenus pour autant que la tolérance et l’ouverture d’esprit prédominent.

A bientôt!

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Ik laat jullie weten dat de blog “not my name” opnieuw wordt gelanceerd. Ik heb het platform van de blog verplaatst naar een stabieler systeem (wordpress)

Ik ben onlangs ontvangen door de heer Thiéry die mij een persdossier heeft overhandigd waarin zowel Nederlandstalige als Franstalige artikels te vinden zijn over de huidige situatie van de gemeente Linkebeek, de Rand en BHV.

Er zullen binnenkort sensibiliseringsacties volgen op het terrein.

Deze groep staat open voor eender welke vorm van dialoog en intitiatieven van de bevolking. Alle partijen, gemeenschappen, inwoners van Linkebeek of sympathisanten zijn er welkom voor zover de tolerantie en de openheid van geest primeren.

Tot binnenkort.

Enkele links :

Politique Show (FR)

Dedecker meining op VRT (NL)

Explications sur BHV dans La libre (FR)

De morgen (NL)

Les conséquences vu par La Libre (FR)

Un avis interessant sur BHV et l’elargissement de Bxl (FR)

Aktie van TAK in Linkebeek (gisteren) (NL)

Reminder : Demain a partir de 11h30 débat sur la RTBF a propos de BHV.

Reminder : Morgen vanaf 11.30u politiek uitzending over BHV op RTBF.

egalement publié sur Out Of Box

L’accalmie aura été de courte durée. Un mois seulement après son installation, le gouvernement Leterme 1er se retrouve confronté aux problèmes communautaires et s’apprête à vivre des semaines agitées. C’est que la bombe BHV est de retour après avoir passé quelques mois au frigo. Yves Leterme parviendra-t-il à la désamorcer ? Une solution négociée est-elle possible ou bien les flamands imposeront-ils leur loi aux francophones en forçant un vote à la Chambre ? Les 3 bourgmestres francophones de la périphérie seront-ils un jour nommés ? Faut-il craindre une nouvelle crise politique, voire même une crise d’Etat ?
Pour en parler, Olivier Maroy et Sacha Daout ont invité :
- Joëlle Milquet, Présidente du CDH
- Laurette Onkelinx, PS, Vice-Première Ministre
- Isabelle Durant, Co-présidente d’Ecolo
- Daniel Bacquelaine, Chef de groupe MR à la Chambre
- Hugo Vandenberghe, CD&V, Sénateur
- Luk Van Biesen, Open VLD, Député fédéral
- Bruno Tobback, SP-a, Député fédéral
- Damien Thiery, Bourgmestre de Linkebeek
Ce débat en direct sera alimenté par un panel de téléspectateurs

Als jij kan zien, ik had weinig tijd om precies over deze blog te werken.
Ik begin om te dekken aan een oplossing.

Alle behulp zijn graag aangenomen…

———————–

Comme vous le constatez je n’ai pas eu beaucoup de temps ces derniers temps pour me concentrer sur le travail de ce blog.
Je cherche actuellement une solution pour redynamiser le propos et le rassemblement des idées.

Toutes aides est la bienvenue.

Contact : msieurm@gmail.com

interessant vidéo…

Article publié le 15 novembre dans Le Post // Artikel die werd de 15 november in Le Post gepubliceerd.

Le ministre Keulen ne nommera pas 3 bourgmestres francophones

Le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, ne nommera pas les bourgmestres francophones de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem, a-t-il indiqué mercredi soir. Il demande au conseil communal de ces trois communes à facilités de la périphérie bruxelloise de présenter un autre candidat au maïorat. La bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, francophone également, sera quant à elle nommée. Le ministre fonde sa décision sur des arguments juridiques et non politiques, a-t-il affirmé dans un communiqué. Il dit s’appuyer sur les avis que lui a remis le gouverneur de la province de Brabant flamand.

M. Keulen invoque une série de faits liés d’une part à l’organisation des élections communales d’octobre 2006 et législatives du 10 juin dernier et d’autre part à la tenue des conseils communaux extraordinaires du 22 octobre. Selon lui, les trois maïeurs ont démontré qu’ils ne souhaitaient pas respecter la loi. Lors de la préparation des élections communales de l’an passé, les quatre bourgmestres n’ont pas suivi la circulaire Peeters et ont envoyé directement les convocations électorales dans la langue de l’habitant, c’est-à-dire en français pour les habitants francophones. Trois maïeurs, à savoir ceux de Wezembeek-Oppem, de Crainhem et de Linkebeek, ont fait de même pour le scrutin du 10 juin.

Le 22 octobre dernier, les majorités francophones à Wezembeek-Oppem, Crainhem et Linkebeek ont convoqué des conseils communaux extraordinaires au cours desquels des motions demandant l’élargissement de la Région bruxelloise, la tenue de réunions du conseil en français, et et la nomination des bourgmestres suspendus ont été votées. “Ces points ne relèvent pas de la compétence du conseil communal et étaient exclusivement destinés à provoquer les Flamands”, estime M. Keulen. Le ministre avance en outre une violation de la loi puisque le français a été utilisé au cours des différentes réunions.

Or, les trois bourgmestres n’ont soit rien fait pour empêcher l’utilisation du français, soit déclaré qu’ils savaient ce qu’ils faisaient, contre le prescrit de la loi, mais ne feraient rien pour l’empêcher, a expliqué M. Keulen. A la suite de ces différents faits, M. Keulen avait demandé une enquête au gouverneur de Brabant flamand. Le ministre s’en est pris en outre plus particulièrement à François van Hoobrouck, bourgmestre de Wezembeek, et à ses déclarations après le vote intervenu en Commission de l’Intérieur de la Chambre sur l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Il avait évoqué un “état de guerre”, considéré les Flamands comme des ennemis et annoncé qu’il ne se sentait plus obligé de suivre la loi, a fait remarquer le ministre.

La bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse avait quant à elle suivi la circulaire Peeters lors des élections du 10 juin et “n’a pas collaboré au cirque du 22 octobre”, a souligné M. Keulen. Elle était en effet intervenue lorsque des conseillers communaux avaient pris la parole en français et avait finalement suspendu la séance. “Ces décisions ne sont pas motivées par les positions politiques des candidats-bourgmestres. Adopter un point de vue politique qui est diamétralement opposé aux points de vue du gouvernement flamand ne peut constituer un obstacle à la nomination d’un bourgmestre. Comme le fait également le gouverneur dans ses avis, le ministre Keulen fonde ses décisions sur des bases juridiques et non politiques”, a-t-il expliqué dans un communiqué.

Il a reproché aux trois maïeurs d’avoir montré à plusieurs reprises et de manière provocante qu’ils ne souhaitaient pas respecter les règles d’un Etat de droit et les principes d’une bonne gestion. Or, il s’agit là, d’après lui, des piliers de la démocratie. “En tant que ministre des Affaires intérieures et démocrate convaincu, je ne peux pas faire autrement que de ne pas nommer les candidats bourgmestres de Crainhem, Linkebeek et Rhode-Saint-Genèse”, a-t-il conclu. Cette décision prise par le ministre flamand ne va pas simplifier la formation d’un gouvernement orange bleue.

La nomination des quatre bourgmestres de la périphérie à laquelle n’avait toujours pas procédé le gouvernement flamand faisait partie de la position que les partis francophones à la négociation avaient transmise le 16 août au formateur Yves Leterme. Le président du FDF, Olivier Maingain, a répété à plusieurs reprises qu’il refuserait d’entrer dans une négociation institutionnelle si ces bourgmestres n’étaient pas nommés.

Le 4 novembre, sur le plateaux de télévision, le sénateur cdH Francis Delpérée avait quant à lui indiqué qu’il n’y aurait pas de solution à BHV sans la nomination des bourgmestres. Le ministre a en revanche signé les arrêtés de nomination des présidents des CPAS des six communes à facilités de la périphérie. (belga)

Article publié le 17 novembre 2007, 19:33 dans le fil info (Le soir) // Artikel die werd op de 17 november 2007,19:33 in le fil info (Le soir) gepubliceerd.

Damien Thiery (MR), le bourgmestre de Linkebeek dont la nomination a été refusée par le ministre flamand des Affaires intérieures Marino Keulen, va se représenter à ce poste, a-t-il confirmé ce soir. « J’ai réuni ma ’grande majorité’, à savoir les membres de la majorité communale et du CPAS, et je lui ai demandé un vote de confiance. Au terme de ce vote, notre position est claire : je serai à nouveau présenté au poste de bourgmestre à nommer », a expliqué Damien Thiery. Selon ce dernier, le « même exercice » sera prochainement fait dans les communes de Crainhem et de Wezembeek-Oppem, dont les bourgmestres ont également été « refusés » par Marino Keulen.

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